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Bayinbuluke, les steppes infinies

The grasslands of Bayinbuluke

A fabulous trip in the grasslands of Xinjiang with every day something new to discover.
EnglishVersion: follow this link
Un périple vers les steppes de la Province de Xinjiang, pas loin de la frontière du Kazakhstan, au sud de l'une des routes de la soie.

 

All photos - Toutes les photos : photos

 

La Chine se développe avec un taux de croissance à deux chiffres. Il se crée une nouvelle classe de riches entrepreneurs qui s'intéressent aux sports équestres et aux courses de chevaux. A côté de cela, la Chine possède (dans les provinces du Nord bordant la Mongolie et le Kazakhstan) un nombre incalculable de chevaux. Ce sont des chevaux rustiques vivant dehors toute l'année, habitués à des variations extrêmes de températures et de climat. Le cheval est de type mongol et kazakh mâtiné de sang russe (Cheval du Don, Orlov). Ces chevaux vivent avec les nomades Uigurs, Mongols et Kazakhs. Un voyage de deux semaines dans cette province de Xinjiang à l'invitation des autorités régionales et de la fédération chinoise. Avec au programme une course d'endurance dans les steppes herbeuses de la région de Bayinbuluke, à 2.500 mètres d'altitude, environnées de montagnes. La Route de la Soie passe au Nord, en bordure de la Mongolie. Une course d'endurance en plusieurs jours pourrait même être organisée le long de cette Route de la Soie; on peut rêver mais pourquoi pas, les américains ont bien organisée en 2001 la XP a travers tous les Etats-Unis de l'est vers l'ouest.

 

La Chine, un autre univers... Lorsque le magazine "EnduranceWorld" –le magazine papier en anglais s’entend- existait encore, et cela remonte à au moins cinq ans, il y eut une tentative d’organiser en association avec le groupe Développement de la FEI une course d’endurance le long de la grande Muraille, pas très loin de Pékin. Pour diverses raisons, cette initiative ne s’est pas concrétisée.

En début de saison 2011, à l’initiative de Stéphane Chazel, une délégation de cavaliers chinois a pu découvrir l’endurance en France en concourant à Uzès. Cette invitation faisait suite à la participation d’une mission française au salon du cheval de Pékin. Une délégation de cavaliers canadiens a aussi récemment participé à une épreuve d’endurance dans la province de Xinjiang. Voilà donc le contexte du l'ouverture de la Chine vers l'endurance équestre. Il faudra encore vraisemblablement de nombreuses années avant que l'on ne voie un équipe chinoise au départ d'un championnat. Tout va dépendre, comme c'est le cas dans ces initiatives, de la capacité de riches propriétaires chinois à vraiment s'intéresser et à apprendre correctement la discipline (comme l'a fait notamment la Malaisie). Et du support de la fédération chinoise. Au vu de notre voyage, il reste encore du chemin à parcourir, beaucoup de travail d'éducation, des bons chevaux à acquérir et/ou à élever, des cavaliers à former! Sans parler des officiels, des vétérinaires, des organisateurs d'épreuves.

Le pays connait une croissance économique à deux chiffres. Une population qui a très largement dépassé le milliard de personnes –rappelons-nous la chanson de Dutronc dans son bain qui nous parlait de 700 millions de chinois. Différentes ethnies minoritaires dans les provinces du Nord et du Nord-Ouest avec les principales : Ouigours, Kazakhs, Mongols ayant une utilisation constante du cheval dans la vie quotidienne. Ce sont tous des peuples cavaliers, dont les représentants restés hors des villes continuent de pratiquer le nomadisme en fonction des saisons. On parle de millions de chevaux disséminés en Chine, la plupart dans ces steppes du Nord.

 

Nous avons participé à une course d’endurance à Bayinbuluke, dans la province autonome de Xinjiang au nord-ouest de la Chine. La plus grande province de la Chine, bordée à l’ouest par le Tadjikistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan, au sud par le Tibet, l’Inde et l’Afghanistan. Tout le centre de cette province, grande comme 2,5 fois la France, est occupée par le désert de Taklaman. Au nord, la Route de la Soie qui traverse déserts, montagnes et steppes.

 

Pour arriver au lieu de la course, déjà une épreuve d'endurance en soi! Trois avions jusque Urumchi, capitale de la province. Trois avions, pas de quoi fouetter un chat... Mais quand il s'agit de rester bloqué à Pékin pendant une nuit et une journée parce que la connexion vers Urumchi a été annulée. Ensuite, après de longues palabres avec le représentant et interprète de la fédération chinoise, se terminant par un ultimatum de notre part: "Si vous ne nous faites pas monter dans un avion, on rentre en Europe!", la situation semble se débloquer, comme par magie. Nous avons un nouveau ticket vers Urumchi.

 

La belle affaire, comme dirait Jacques... On embarque dans un avion, nous avons la place du fond, celle où le siège ne peut pas s'abaisser. Et on attend, on attend, on regarde les chinois qui sont imperturbables (le régime communiste est passé par là) , l'avion roule, on croit qu'on va décoller. Que nenni... on roule comme cela pendant près de deux heures, comme des c... on s'arrête, on repart, on roule, on tourne. Les chinois sont toujours imperturbables...

Finalement, on nous débarque à un terminal, sans aucune information. On s'assied sur les sièges du terminal et on attend. A ce stade, déjà deux nuits blanches pour nous. Évidemment personne ne parle anglais, nous sommes les seuls européens, même le personnel au sol ne parle pas anglais ou si mal... Après plusieurs heures, on embarque à nouveau, et rebelote, on roule, on s'arrête, on repart. Finalement après deux heures de ce cinéma, on se présente à la piste d'envol et on décolle.

Arrivée à Urumchi en début de soirée. Notre interprète avait réservé un taxi, mais on se demande évidemment s'il sera au rendez-vous avec tout ces retards. La course démarre le lendemain, mais le lieu de la course est à 800km. 800km dans la province de Xinjiang, c'est comme 800km dans le massif des Cévennes! Cela on ne s'en doutait pas, hahaha!!!

 

 

Message texto de l'interprète qui nous confirme qu'un de ses amis nous attend pour nous conduire à un taxi. Effectivement, il est là et baragouine l'anglais. Il nous fait traverser Urumchi, une ville Kazakh, enfin je crois à voir la type et les vêtements de la population. On nous embarque dans un taxi. Le chauffeur ne parle que chinois et kazakh. Il fallait s'y attendre. Un peu comme cette émission à la télé française, Paris-Pekin...

On roule, il fait nuit, on n'y voit rien, on est crevés, on démarre notre troisième nuit blanche (jaune, hahaha). Après un périple de 6 heures ou quelques, où on a suivi une route pleine de camions qui roulent comme des fous mais que l'on a dépassés, aussi en risquant plusieurs fois le frontal, on arrive dans une jolie bourgade avec des vergers, des rivières. On croit qu'on est arrivés Ben non!

On embarque dans un deuxième taxi, conduit par un chauffeur aux traits mongoloïdes et avec une sorte de temple boudhiste sur le tableau de bord. On est tellement crevés qu'on ne s'étonne plus de rien et on se laisse trimballer. Il fait toujours nuit, on roule, on roule, les routes sont défoncées, on crapahute dans tous les sens. Le jour se lève et là on voit à quoi cela ressemble. C'est désolé, froid, il y a encore de la neige par ci par là, des torrents, des yourtes de temps en temps avec des moutons, des vaches poilues et de petits chevaux. Anachronisme total avec certaines équipées -les yourtes, pas les vaches- d'un capteur photovoltaïque pour la télé.

 

Subitement, le chauffeur s'arrête et court vers un truc (comment définir cela, regardez les photos). Il se prosterne, tourne plusieurs fois autour, allume une sorte de bougie, fait des incantations, puis revient vers la bagnole et on repart. Pour une fois la route est bonne pendant deux heures. Puis commence l'enfer. La piste est vraiment défoncée, vraiment, le plancher du taxi (une VW aux amortisseurs vidés) frotte par terre. La piste franchit des torrents mais on passe.

 

On arrive à une bourgade où, miracle, il y a une énorme banderole avec des chevaux (tout est en chinois, on comprend que dalle). On croit que c'est là, on montre au chauffeur, qui rit de toutes ses dents (en or, comme dans Bob Morane) et fait non, non. Il restait encore 100km. Des maisons en abode, du bris à brac partout, des ordures, bref rien de folichon. P... ils mettent des affiches pour la course à 100km à la ronde!!! 100km de pistes s'entend! Pour arriver à la ville de Bayinbuluke, en territoire mongol, enfin avec une population à majorité mongole, encore de la  piste. Le chauffeur baragouine dans son cellulaire (et oui, les portables fonctionnent là-bas, c'est fou). On arrive près d'un hippodrome avec une très grande tribune, un monde de fou, on me tire du taxi, on me met un casque sur la tête, on me donne un drapeau européen et on me tire vers la tribune d'honneur. Sièges en velours rouge, officiels du Parti(de vieux paletots avec d'ailleurs le paletot officiel kaki et plein de décorations sur la poitrine comme dans les actualités télé des années 70), plusieurs télévisions, discours, photographes.

Tout cela est véridique,je n'exagère pas! J'en étais (Caroll aussi d'ailleurs) à ma troisième nuit blanche. Putain qu'est-ce qu'il fait froid, il y a plein de neige sur le cirque de montagnes alentour. On est dans la quatrième dimension, tellement fatigués que tout nous semble normal. Normal, sauf que... il y a une course de 80km qui va commencer. Et je suis sensé y participer, comme hôte de marque. Quel hôte, quelle image de l'endurance européenne, quel professionnalisme: une gueule à faire peur, même aux kazakhs!

 

Après la cérémonie des drapeaux, on me présente un cheval (et un interprète, ouf…). Il est gonflé au suspenseur, je demande un autre. Celui-là me parait ok, mais comment faire le difficile. Zut, dans la précipitation, je n’ai pas vérifié les postérieurs, mal m’en prendra ! Le cheval répond bien mais il ne faut pas essayer de le faire venir dans le mors, on ne le monte pas comme cela ici. Ils ont tous la gueule en l'air et ont peur du cavalier. Seulement au poids du corps et à la rêne d’appui, ça marche.

 

Départ de la course de 80 km en trois boucles (plutôt des allers retours qui peuvent s’avérer dangereux lorsque des cavaliers inexpérimentés ne gèrent pas leur cheval au retour ) avec 140 chevaux au départ. Deux tours d’hippodrome qui ne font rien pour calmer les ardeurs des cavaliers locaux qui partent comme pour une course de 10.000 mètres. Ensuite le parcours emmène les cavaliers dans la steppe. Cela peut être aussi rapide que le désert (attention cependant aux trous faits par les rongeurs) mais meilleurs pour les pieds et puis il y a le cirque de montagnes pour accrocher l’œil.

 

 

Les chevaux vont trop vite, bien trop vite. D’ailleurs beaucoup resteront scotchés au vetgate à essayer de redescendre à 64. Énormément d’éliminations pour non récupération.

En gérant mon cheval (j’étais le dernier arrivé sur la première boucle), je passe au moins 80 chevaux au vetgate. Le peloton s’est bien étiré sur la deuxième boucle qui se dirige vers un canyon avant de revenir par le même tracé. Mon cheval non ferré aux postérieurs et je comprends pourquoi car il ne laisse pas prendre les pieds (le ferrage à l'avant n'est guère mieux, la corne a poussé tout autour des fers) a mal aux postérieurs, je le sens hésitant à l’arrière-main. En descendant, je constate l’énorme défaut de parage. Une asymétrie latérale d’au moins 1,5 cm forçant le cheval à mettre le pied à l’intérieur.

On s’arrêtera après 60 km, même si les vétérinaires de service m'engagent à continuer. Dommage car ce petit cheval était courageux et presque gentil… Ce sera Caroll, qui traînait par là à mitrailler avec son Canon, qui le ramènera au vetgate au pas, profitant de la steppe.

 

Les chevaux sont petits (de 135 à 150 cm), avec souvent de grosses têtes et une allure plutôt fruste. Ils ont de bons dos, sont porteurs. Les allures ne sont pas élastiques comme celles de nos arabes, mais ces petits chevaux couvrent néanmoins du terrain et font leur boulot. Apparemment seuls les hongres sont montés, les juments restant à l’élevage. Les membres sont généralement bien secs et l’état des chevaux est satisfaisant. Quelques sujets s’approchent du pur-sang (plus grands, pieds de pur-sang, garrot plus sorti). La corne est de bonne qualité, heureusement car le ferrage est approximatif (les fers sont trop petits pour les pieds). Prendre un postérieur est difficile.

Ces chevaux vivent dehors toute l’année et passer l’hiver est une épreuve en soi. L’hiver dure plus de 4 mois et la température descend facilement sous -30°C alors que la neige atteint allègrement 50cm. Les chevaux n’ont pas de foin et doivent gratter la neige pour trouver une herbe jaunie. Les faibles ne résistent pas et deviennent des proies faciles pour les loups. Dans ce contexte, il est peu vraisemblable que cette partie de la province de Xinjiang puisse facilement introduire du sang arabe, même en croisement avec les chevaux autochtones. Peut-être en deuxième et troisième génération, en conservant un faible pourcentage de sang arabe.

Mais le boom économique chinois a produit une classe aisée – même très aisée – désireuse de renouer avec les sports équestres. Comme partout ailleurs, l’endurance a la cote, parce qu’elle est à la portée du cavalier lambda (et fortuné). Tout reste néanmoins à faire : la mise en place de structures, l’éducation des cavaliers, la sélection et l’entraînement raisonné de chevaux locaux, l’introduction de chevaux étrangers, l’organisation de courses FEI, la formation de vétérinaires.

 

Après la course, nous avons quartier libre. Nous visitons la petite ville où l'évènement a attiré un marché local. Différentes ethnies s'y côtoient, on remarque bien les différences physiques : les kazakhs ont des traits similaires aux turcs et on les distingue facilement des mongols. Les Uigurs sont plus difficile à reconnaître sauf les vieux avec leur coiffe traditionnelle.

Au soir, nous sommes les invités du maire de la ville, un mongol sympa. Nous avons rendez-vous avec les quelques cavaliers chinois venus de Pekin et un haut responsable de la fédération chinoise dans un petit village de yourtes. C'est le coucher du soleil, les moustiques sont d'une agressivité incroyable. Nos foulards sont les bienvenues mais ils piquent à travers tout.

Dans la yourte d'honneur, c'est comme "Les bronzés font du ski". Cérémonie de la soie, libation à la vodka locale, spécialités mongoles dont la tête de mouton bouillie que l'on me présente d'abord crue sur un plateau avec un couteau. On m'explique que je dois le premier, comme hôte d'honneur, en couper un morceau et le manger. J'ai déjà bien touché à la vodka qui m'a insensibilisé quelque peu. Je coupe un morceau de lèvre et l'avale tout rond. Nous finirons tous saouls, le maire étant un fameux fêtard. Nous remettrons cela une fois de plus le soir du rodéo et rentrerons à nouveau ronds comme des queues de pelle.

Le lendemain, rodéo mongol et courses de chevaux sur l'hippodrome. La tribune est comble. Nous sympathisons avec les gens, tous charmants, voulant se faire photographier avec nous. En fin d'après midi, remise des prix dans la salle des fêtes. Discours de la représentante du parti, du maire, de plusieurs autres, en chinois, en mongol. Orchestre local. Les premiers prix en argent sont assez imposants et expliquent pourquoi les cavaliers poussaient à ce point leurs montures.

 

Le jour suivant, jour de randonnée avec les cavaliers de Pekin, tous extrêmement sympathiques. Ils avaient dit randonnée, donc j'avais emmené mon gros Canon! Heureusement que je n'avais mis qu'un objectif léger! On a caracolé au trot et au galop pratiquement tout le temps à travers la steppe. Paysages infinis, pas un seul arbre, les montagnes au loin, une lumière de création du monde. Mais des moustiques à certains endroits, voraces, piquant à travers les culottes d'équitation.

 

Le quatrième jour, visite du parc national "Swan Lake". A couper le souffle. Même les photos ne rendent pas suffisamment justice à la majesté de certaines vues. Quel délice ce serait de pouvoir passer la nuit là, dans une yourte, et se réveiller la nuit pour admirer de tels paysages sous la lune.

 

Le sixième jour, retour vers Pekin, via Urumchi. Enfin, encore une fois, c'est ce que nous croyions... Nous partons en convoi avec les chinois de Pekin, refaissant la piste infernale dans l'autre sens. Notre ticket n'avait pas été confirmé donc nous ne pouvons décoller de Urumchi et ils nous laissent dans une ville -le nom doit être Yining- proche de la frontière du Kazakhstan. Mal nous en a pris. Déjà à l'hôtel, au moment de prendre la chambre, le personnel nous regarde (et surtout nos passeports) bizarrement. Il nous faut palabrer, le réceptionniste téléphone plusieurs fois. Quand on dit 'palabrer', c'est introduire des phrases en anglais et eux en chinois et les faire traduire par google et les faire lire!!!

Finalement, nous avons une chambre. Génial, dans un quatre étoile se dit-on. La chambre est cosy, Caroll va se prendre un bain... Cela n'a pas duré une demi heure que 'toc toc' à la porte. Trois policiers et un autre en civil qui se dit l'interprète mais il parle à peine anglais. On nous dit que la ville est interdite aux étrangers, que nous devons partir, prendre un taxi pour une autre ville et de là prendre un vol pour Beijing. Je ne comprends pas, nos passeports et visas sont en règle. La communication est difficile, j'essaie de me contenir et de ne pas m'énerver. L'idée me vient de montrer les cartes de visite de l'envoyé de la fédération que nous avons rencontré. Ils l'appellent, conciliabules pendant un quart d'heure, ils finissent par nous le passer. Il nous explique que c'est trop près de la frontière et que c'est interdit aux étrangers. Il nous faut un permis spécial. Il ne peut rien faire -là on voir encore les effets du régime et la toute puissance du Parti. Une autre idée me vient : montrer les cartes du maire de Bayinbuluke et de la représentante du Parti. Retéléphones et miracle la situation se débloque. On peut rester pour la nuit et demain matin, la police nous conduire à l'aéroport. On respire... Merci le Parti!

 

Swan Lake, Bayinbuluke

China is developing at an incredible rate. There exists now a new class of wealthy, very wealthy entrepreneurs. They are interested in various things to occupy their life and spent their money. Equestrian sports are one of their occupations.

 

China has a huge amount of horses, mainly in the Northern provinces, along the Mongolian and Kazakhstan borders, where nomadic people use the horse in their daily life. These horses are hardy ones, used to extreme climates, able to survive in harsh conditions, in the winter, digging into the snow to find some grey grass. Their horses are small, but with a correct conformation most of the time. The back are strong and able to carry a heavy riders on long distances. Traveling across the grasslands and the mountains has been their life since the era of Genghis Khan. Now, they are probably not the same anymore. They are taller, they have been mated with foreign blood, from Russia (Don and Orlov). These horses are gentle, courageous and willing to work, but rough and afraid from the men. Of course they are not treated the way we use to treat ours and they have a harder life. But they look good, the ridden ones (mostly the geldings are ridden) look a bit skinny for my taste (even if we were in a favorable period with plenty of grass).

 

The breeding stock looked good (see photos of the herd of horses brought to the racetrack for the Mongol rodeo).

 

About the endurance race... They try hard! Mr Wu(manager of the Chinese Equestrians website) is working hard to organize all (or most of) competitions across China, trying to get everywhere the same model. Riders need probably a better education for riding long distance and coping with the art of pacing. I saw that also in other parts of the globe.

They are willing to learn. Like us thirty years ago, they also learn from their mistakes.

 

The horse from Xingjian (and also probably from Inner Mongolia) can do well with appropriate conditioning and pacing. Probably this kind of horse is limited in speed and will not be able to reach the speed of our Arabians, but 16..18 km/h doesn't seem to be a problem for well-trained subjects. That would be very interesting to condition and train them our way and see the results on tests.

 

Introducing Arabian blood could be a plus of course, but China will have to wait for one generation to see how it goes. Will the part-bred survive in the same conditions? Will they not loose their rusticity? Will the owner accept to change a bit the training and maintenance regimen? Obviously, importing horses from abroad could be a quicker solution. But in the same time, the 'know-how' must be imported as well.

 

The race was very well organized. Almost like the European model, except the veterinary inspection. More metabolic parameters should be assessed and the gait's checking should be more strictly enforced.

 

Race time: 140 horses took the start. They went fast, too fast on the first stage.

 

 

The three stages were drawn according to the model "Go to one point and head back". That's OK with cautious and experienced riders, but here many were letting the horse pick the speed(too high) -or even pushed them- at the return and were stuck at the vetgate (many not able to recover on time to 64BPM) for a very long time. And of course on the 2nd stage, many had to push to leave the venue, up to the return point where the horse understood that we was heading back.

 

Same scenario as during the first loop. Only 38 completed.

 

As far as I'm concerned: I took a conservative start, being the last all the way during the first stage. This allowed me to pass several dozens horses at the vetgate. During the second stage, at half way, my horse gaits were not the best. I dismounted and noticed the reason : "Actually, I arrived at the venue just one hour before the start. I was presented with one horse but he had some swelling along one suspensory and I asked to see another one. This one looked ok, but by lack of time, I could not check the hind feet. My mistake, always the rider's mistake!".

His hind feet were very very asymmetric, probably 1.5cm difference between left and right part, forcing the horse to put his feet to the inside when walking or trotting. Of course, after 50km of this, he was sore. So I gently walked him back to camp -welll, Caroll, my partner did that so she could also experience the grassland- and pulled.

 

The next days, we could attend the Mongol rodeo and the various activities and have a walk across the town. Very nice people, curious of our European look, everyone willing to be photographed with us. Very nice children, many saying the only English words they retained from school "Hello, how are you". Funny.

Also every noon and evening, eating and drinking and socializing. Amazing. Tasting the Mongolian food and the Chinese one. Accepting toasts from everyone during the whole dinner (numerous courses all served together on the Chinese round table). Of course, as special guests, we were the target of all toasts:-) A kind of Chinese vodka, 40degrees, during four days in a row, that's another kind of endurance... I want to thank our guests for this incredible welcome and all the good time.

 

 

感谢,并很快再见到你。 中国是一个令人难以置信的速度发展。现在存在一个新的富裕,非常富有的企业家阶层。他们感兴趣的各种事情占据他们的生活,花自己的钱。马术运动是他们的职业之一。中国有一个巨大的马的金额,主要集中在北部省份,以及蒙古和哈萨克斯坦边界,游牧人在日常生活中使用的马。这些马是耐寒的,极端气候条件下使用,能够在恶劣条件下生存,在冬天,到雪地里挖找到一些灰色的草。他们的马小,但一个正确的构象的大部分时间。背面都很强,并能进行远距离的一个沉重的车手。在草原和山区旅游成吉思汗时代以来他们的生活。现在,他们可能是不一样的了。他们高,他们已经从俄罗斯(Don和Orlofv),与国外的血液交配。这些马都是温柔的,勇敢和愿意工作。当然,他们不是对待我们使用的方式来对待我们的,他们有困难的生活。但他们好看,(大多是深重的阉)缠身的看对我的口味有点瘦(即使我们在与大量的基层的有利时期)。种畜看起来很不错(见照片蒙古圈地赛马场带来的马匹从众)。 关于耐力赛。他们努力。吴先生(中国骑手网站经理)正努力在中国举办的所有(或大部分)的比赛中,试图让到处都是相同的模式。车手可能需要更好的教育,为骑长途和应对起搏的艺术。我看到,在全球其他地方也。他们是愿意学习。像我们30年前,他们还从错误中吸取教训。从高行健的马(也可能是从内蒙古)可以做适当的调节和起搏。也许这种马的速度是有限的,将无法达到我们的阿拉伯人的速度,但16 .. 18公里/小时,似乎并没有被一个受过良好培训的科目的问题。这将是非常有趣的条件和培养他们的路上,看到测试结果。介绍阿拉伯血液可以当然加分,但中国将不得不等待一代人,看看它是如何。在同等条件下部分繁殖的生存吗?他们会不会失去他们的质朴?业主接受培训和维修方案改变了一下吗?显然,从国外进口的马匹可以更快的解决方案。但在同一时间,“诀窍”,必须进口。 比赛组织得非常好。几乎像欧洲模式,除了兽医检查。应分摊更多的代谢参数和步态的检查应该更严格地执行。 比赛时间:140马开始。他们得很快,过于快速的第一阶段。根据模型“一点,后脑勺”绘制的三个阶段。这是确定与谨慎和经验丰富的车手,但这里很多人让马回暖的速度过高,或者甚至推他们,在返回和人的一个vetgate(很多不能够恢复到64BPM)卡住很长一段时间。和第二阶段的过程中,许多人推到离开会场,马的理解,我们是回到返回点。在第一循环相同的情况下。只有38完成。至于我担心:我采取了保守的开始,在第一阶段最后所有的方式。这让我通过几个vetgate几十马。在第二阶段,在半路上,我的马的步态是不是最好的。我下了马,并注意到了原因:“其实,我到达会场开始前短短一个小时内,我一马,但他沿着一条悬有些肿胀,我问到另一个一眼望去确定,但。缺乏时间,我无法检查后脚,我的错误,总是骑手的错误!“。他的后脚是非常不对称的,可能1.5厘米左,右部分之间的差异,迫使马散步或小跑时,把他的脚内侧。当然,这50公里后,他疼痛。所以我轻轻地走到他回营和拉。 接下来的日子里,我们可以参加蒙古圈地和各种活动和跨镇步行。非常好的人,我们在欧洲的样子感到好奇,每个人都愿意与我们拍照。非常漂亮的孩子,很多说他们从学校保留的唯一的英文单词“你好,怎么你”。有趣的。 每天中午和晚上,进食和饮水和社交活动。令人惊叹。品尝蒙古食品和中国。在整个晚宴的祝酒词(许多课程都担任中国圆桌会议)从每个人都接受。当然,作为特殊的客人,我们的所有祝酒词:-)中国的伏特加,40degrees目标在连续四天,这是另一种的耐力... ... 我要感谢我们的客人,这个令人难以置信的欢迎和所有的好时机。








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